Résumé

Jean de Colbert,  Observations sur la dernière lettre de M. Louis Blanc (1872)

“ Qu'entend-on par exemple par gouvernement de tous par tous ? Est-ce le gouvernement de l'unanimité des citoyens, et serait-il question d'établir en Franco une institution qui a perdu la Pologne ? Hors du gouvernement de l'humanité il n'y a point de système politique qui n'oblige un plus ou moins grand nombre d'hommes à incliner leur opinion devant celle d'autrui. Avec la forme démocratique ce sera le plus petit nombre qui devra s'incliner devant le plus grand, mais il y aura toujours une partie plus ou moins considérable de la population qui devra obéir à des lois contraires à ses voeux. ”
Source : Gallica

Jean de Colbert,  Observations sur la dernière lettre de M. Louis Blanc (1872)

“ Que l'Assemblée actuelle ne nous impose pas de constitution, mais qu'elle nous propose deux projets de constitutions, l'une monarchique, l'autre républicaine ; si aucun de ces projets n'était agréé par le peuple, le renouvellement d'un tiers de nos députés (proportion qui amènerait des élections dans tous les départements) suffirait à modifier suffisamment notre législature, et nous éviterions par là de remettre nos destinées à la merci d'une de ces influences passagères qui si souvent dominent les élections.
Il faut que ce qui existe de fait soit reconnu dans la forme.
”
Source : Gallica

Jean de Colbert,  Observations sur la dernière lettre de M. Louis Blanc (1872)

“ Surtout avec un peuple mobile et impressionnable comme nous le sommes, confier à une Assemblée qui vient d'être élue dans l'espace restreint de 24 ou de 48 heures, la mission de nous donner des lois constitutionnelles, n'est-ce pas vouloir fonder, sur l'impression d'un moment, des lois destinées à influer pendant de longues années sur tous les actes de la nation ? ”
Source : Gallica

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