Résumé

Hippolyte Bosselet Les Élections générales de 1863 et l'opinion… (1863)

Quant à ce qui concerne les finances, l'opinion peut parler haut et ferme. Le suffrage universel comprend très-bien que les libertés publiques, c'est l'argent de la nation, que par conséquent, il n'y a de contrôle réel des actes d'un gouvernement que le contrôle des finances, et que, comme en somme, tout se paie, c'est contrôler sa gestion dans les affaires de la guerre, de l'administration, des travaux publics, que d'en réviser les dépenses.
Source : Gallica

Hippolyte Bosselet Les Élections générales de 1863 et l'opinion… (1863)

Mais en tous pays et en tous temps les hommes entiers sont rares, et la conscience individuelle en général sollicité l'appui de ce qu'on nomme l'opinion. Y at-il une opinion ? la conscience se fortifie. N'y en a-t-il pas? elle sent ses forces l'abandonner.
Or je me propose de rechercher si aujourd'hui en France il y a une libre opinion, d'où elle vient, ce qu'elle est, comment elle se fera le guide du suffrage universel aux élections.
Source : Gallica

Hippolyte Bosselet Les Élections générales de 1863 et l'opinion… (1863)

Un ministre, un député, un préfet s'estiment volontiers mieux que représentants, directeurs de l'opinion. C'est une erreur. L'opinion qu'un gouvernement dirige n'est jamais celle du public qui pense.
Règle générale : plus la presse et les élections, expression naturelle des opinions individuelles, c'est-à-dire de la véritable opinion publique, sont libres, en d'autres termes, abandonnées à ellesmêmes, non dirigées, plus il est aisé de savoir ce que la nation pense : d'où vient la stabilité des libres gouvernements.
Source : Gallica

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