Résumé

V Roussin La Situation. Lettre à M. Rousseau… (1871)

Quoiqu'il en puisse être, il me paraît de bon augure que des esprits distingués comme le vôtre recherchent de bonne foi, en dehors de toute idée préconçue et arrêtée à l'avance, la meilleure solution à la crise que nous traversons.
A l'exception des révolutionnaires, qui se font gloire d'appeler la violence à leur aide, il n'est aucun parti honnête qui puisse prétendre imposer ses volontés au pays par surprise ou par force. Il faut de toute nécessité, vous l'admettez sans doute, pour fonder un ordre de choses incontesté, reconnaître à la nation le droit de décider ellemême de ses destinées.
Source : Gallica

V Roussin La Situation. Lettre à M. Rousseau… (1871)

Mais comment constituer ce parti national ? pour tout esprit consciencieux et loyal, il n'est pas d'autre voie à suivre que de consulter la Nation et de la mettre en demeure de faire connaître sa volonté en ce qui concerne la forme du gouvernement.
Que l'Assemblée nationale, quand elle jugera qu'elle touche au terme des travaux qu'elle doit accomplir, pose donc au peuple la question suivante :
RÉPUBLIQUE ou MONARCHIE ?
Source : Gallica

V Roussin La Situation. Lettre à M. Rousseau… (1871)

C'est ici, Monsieur et honorable collègue, que je ne puis être d'accord avec vous et je m'étonne qu'après avoir si bien signalé la faiblesse et l'état précaire des deux pouvoirs, qu'un désaccord prononcé, même sur une question secondaire, suffirait pour renverser du même coup, je m'étonne, dis-je, que vous proposiez de perpétuer le danger en le prolongeant de cinq années, sans apporter dans l'intervalle une bien sensible modification à la situation. Cinq années !.... Y avez-vous bien pensé?... Mais dans le temps de crise que nous traversons, cinq années ce sont cinq siècles...
Source : Gallica

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