Résumé

Auguste Casimir-Périer Discours prononcé par M. Casimir Périer dans la première séance de la réunion de la République… (1873)

Le libéralisme est pour nous le respect du droit d'autrui. Quant à la conservation, comme le libéralisme, elle est, de deux sortes, sociale ou politique. La première peut se définir brièvement : le maintien de l'état social que la France doit à 1789. La seconde consiste surtout dans le discernement éclairé des changements que la marche du temps et les événements conseillent, à la raison. Et si on n'avait pas abusé aussi du mot de progrès, que chacun entend à sa manière, j'ajouterais que chercher, en toutes choses, le progrès vrai, c'est faire acte de conservateur autant que de libéral.
Source : Gallica

Auguste Casimir-Périer Discours prononcé par M. Casimir Périer dans la première séance de la réunion de la République… (1873)

Elle périra et nul de ceux qui auront loyalement concouru à chercher, sous cette forme de gouvernement, Je salut du pays, ne se considérera comme indissolublement lié à sa destinée.
Si la République reste juste, modérée, ouverte à tous, si elle fait, la paix dans notre malheureux pays, elle durera : Quel bon citoyen pourrait s'en plaindre? Si elle est exclusive, violente, oppressive, ses jours seront courts : Quel bon citoyen pourrait la regretter?
Source : Gallica

Auguste Casimir-Périer Discours prononcé par M. Casimir Périer dans la première séance de la réunion de la République… (1873)

Mais nous semblons arrivés à l'heure où les hommes sensés reconnaissent que la France ne peut plus se contenter de négations. Un gouvernement dont l'existence peut être mise en question à tout moment dans une Assemblée souveraine et l'est tous les jours dans la presse, ne donne pas de sécurité au travail, au commerce, à l'industrie, sécurité plus nécessaire que jamais chez un peuple qui a tant souffert et qui a tant à réparer.
Source : Gallica

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