Résumé

Complainte d'un marin ayant perdu la vue…

Au bout de trois jours, J'aperçus un navire Qui venait droit sur nous, De suite on chale derrière, C'était un brick de guerre, C'était un maudit anglais Qui voulait nous faire prisonniers.
L'Anglais tout irrité, A grand coup de canon Des voiles nous forçait.
Nous prenons courage, Faisant feu d'avantage, La marche nous gagnons, De lui nous s'éloignons.
Source : Gallica

Complainte d'un marin ayant perdu la vue…

Mon Dieu, quelle misère, De l'avant en arrière., Chacun pleurait son sort, Ceux qui restaient à bord.
Le monde qui restait, C'était moi seul à bord, Pouvant seul travailler, Tout en tremblant sans doute, Sans aucune ressource, J'attendais tous les jours De tomber à mon tour.
Dans quinze jours après, Le Second me dit : Il faut appareiller.
Nous mettons à la voile, A l'ombre des étoiles, Pour éviter le danger, Et voir de se sauver.
Source : Gallica

Complainte d'un marin ayant perdu la vue…

Mon Dieu, quel tourment, De voir le niât de misaine, A la traîne des vents.
0 ciel, quelle misère, Avoir tant de la peine, Obligé de tout couper, Sans pouvoir rien sauver.
Mon Dieu , qu'elle pitié, D'être cinq hommes à bord, Sans pouvoir gouverner.
Le Second prend courage, Un œil pas davantage, Tant la nuit que le jour, Il gouverna toujours.
Ce n'est pas le tout, La révolte des Nègres Nous craignons partout : S'ils ouvrent par malheur la cale, On verrait un grand scandale; Les esclaves conseil tenaient, Pour tous nous égorger.
Source : Gallica

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