Edmond Haraucourt,
Suprême idylle
“ Les ceps chargés de grappes et les pommiers alourdis enluminaient de pourpre les collines qui dévalent largement vers le fleuve : d’en haut, on voyait, dans le bas-fond, l’eau plate et lumineuse s’étaler par endroits, pour se perdre tout à coup dans le fouillis des arbres roux et des îlots, et réapparaître ailleurs, et se perdre à nouveau, faisant, sous le ciel sans nuages, une suite de lacs endormis dans la vesprée, sous le resplendissement de leurs immobiles reflets. ”
