Résumé

Fulgence Girard Aux mânes du général Valhubert

Il marche, — et d’un seul pas il broie une bastille, D’un pas... il écrase un palais ! Et lorsqu’à vos yeux, Rois, d’un souffle, sa colère Fait voler un trône en éclats, Vous croyez, arrachant cet Anthée à la terre, Pouvoir le briser dans vos bras !... — Eh bien !... que leur orgueil lui forge des entraves ! Qu’ils rêvent à river ses fers ! Tant mieux ! — ses cris de gloire, éveillant leurs esclaves, Régénéreront l’univers ; Tant mieux ! — le sang du peuple a sur leur diadème, Pour le sacrer, coulé long-temps
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Fulgence Girard Aux mânes du général Valhubert

II. Ce furent de beaux jours ! beaux jours où, notre terre, Sol épuisé par les abus, Comme aux brises du ciel, au souffle populaire, Verdit de gloire et de vertus ; Où tout ce que le cœur a de plus chastes flammes, Honneur, Liberté, purs rayons, Sous leurs ailes de feu, dans le creuset des âmes, Épurèrent les passions ; Où, quand pour attaquer l’aigle jusqu’en son aire, Les vautours fondaient de leurs monts, Ouvrant leurs jeunes becs, pour défendre leur mère, S’élancèrent tous les aiglons. — Car ce peuple voulut, sur un champ de bataille, Vainqueur, se dresser libre et fort
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