Jules Lefèvre-Deumier

Jules Lefèvre-Deumier

Résumé

Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier Leçons de littérature allemande

À chaque coup d’œil que je laissais tomber sur les hommes ou sur la nature, à toute réflexion que faisait naître dans mon esprit le contraste bizarre de l’immensité des désirs de l’homme et de sa misère actuelle, une voix intérieure s’élevait en moi pour me dire : Oh ! rien de tout cela n’est, ne peut être éternel ! Sois-en bien convaincu : un autre monde existe, un monde autre et meilleur.
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Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier Leçons de littérature allemande

La tombe sans cesse entr’ouverte saisit enfin sa proie : j’y descends pour devenir la pâture des vers, et je laisse derrière moi des êtres semblables à moi, afin qu’ils boivent, mangent aussi, jusqu’à ce qu’ils meurent, remplacés eux-mêmes par d’autres êtres semblables à eux, qui à leur tour viendront aux mêmes lieux faire les mêmes choses. Voilà ma vie ! Voilà le monde ! C’est une courbe qui revient éternellement sur elle-même.
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Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier Leçons de littérature allemande

S’il n’en était pas ainsi, si cette terre, au lieu de n’être pour l’homme qu’un lieu de passage, devait renfermer toute sa destinée ; si la condition actuelle de l’humanité, au lieu de n’être qu’un échelon dans l’enchaînement progressif des destinées humaines, devait être éternelle, le monde au milieu duquel je vis ne semblerait plus qu’une bizarre illusion dont je serais condamné à être la dupe et la victime
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