Gaëtane de Montreuil , Une tombe dans la forêt
“ C’est l’homme qui l’a faite, et l’arbre malheureux, Page trente Dans sa lente agonie est une flétrissure ! Le mourant séculaire allonge sur le roc, Comme des doigts crispés, ses racines saillantes ; La gigantesque main enserre un large bloc, Que les ans ont vêtu de leurs mousses luisantes ; En un cercle incliné, neuf autres pins géants, Autour d’un oasis, s’allignent dans la côte ; Un enclos, enfoui sous les débris croulants De ce qui fut un mur, conserve côte à côte, Deux tablettes de marbre, où l’on a par deux fois Gravé le même nom et la date fatale. ”
