Résumé

Portrait de Gottfried Wilhelm Leibniz Gottfried Wilhelm Leibniz Si l’essence du corps consiste dans l’étendue

Et quand on supposerait que la grandeur doit faire un changement au mouvement, on n’aurait point de principe pour déterminer le moyen de l’estimer en détail, et pour savoir la direction et la vitesse résultante. En tout cas on pencherait à l’opinion de la conservation du mouvement, au lieu que je crois avoir démontré, que la même force se conserve, et que sa quantité est différente de la quantité du mouvement. Tout cela fait connaître, qu’il y a dans la nature quelque autre chose que ce qui est purement Géométrique, c’est-à-dire que l’étendue et son changement tout nu.
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Portrait de Gottfried Wilhelm Leibniz Gottfried Wilhelm Leibniz Si l’essence du corps consiste dans l’étendue

Si l’essence du corps consistait dans l’étendue, cette étendue seule devait suffire pour rendre raison de toutes les affections du corps : mais cela n’est point. Nous remarquons dans la matière une qualité, que quelques-uns ont appelée l’inertie Naturelle, par laquelle le corps résiste en quelque façon au mouvement, en sorte qu’il faut employer quelque force pour l’y mettre (faisant même abstraction de la pesanteur) et qu’un grand corps est plus difficilement ébranlé qu’un petit corps.
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Et à le bien considérer, on s’aperçoit qu’il y faut joindre quelque notion supérieure ou métaphysique, savoir celle de la substance, action et force ; et ces notions portent que tout ce qui pâtit, doit agir reciproquement, et que tout ce qui agit, doit pâtir quelque réaction, et par conséquent qu’un corps en repos ne doit être emporté par un autre en mouvement sans changer quelque chose de la direction et de la vitesse de l’agent. Je demeure d’accord que naturellement tout corps est étendu, et qu’il n’y a point d’étendue sans corps
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