Résumé

La pierre de Napoléon : anecdote du temps du consulat (1855)

Or, deux œufs plus ou moins frais, du pain bis, du vin suret (aveu pénible qu'arrache la vérité à la conscience honnête d'un propriétaire de l'endroit) , constituèrent de tout temps un trop maigre repas, pour rendre un cavalier de trente ans, fatigué d'une longue route, insensible au fumet tentateur, et capable de faire pâmer d'aise Bénédictins d'autrefois, médecins de nos jours, de toute une couvée à la broche.
Source : Gallica

La pierre de Napoléon : anecdote du temps du consulat (1855)

C'était durant l'hiver de 1800, Bonaparte revenait de visiter le champ de bataille d'Ivry, et, devançant son escorte, seul, sous l'uniforme d'un simple officier , traversait le village de Laqueue, lorsque, avisant sur la droite, à l'enseigne de l'Écu, une auberge de bonne apparence, la faim, le froid , d'ailleurs,. le pressant, il s'arrête, descend de cheval, traverse la salle commune , va s'asseoir à l'angle de l'immense .cheminée qu'éclairait un feu pétillant, sur la pierre en saillie, siège accoutumé du pâtre de la ferme voisine, et demande à déjeuner.
Source : Gallica

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