Résumé

Lettre de M.*** a M. Brissot de Warville… (1789)

Soit donc que les habitans se procurent le tiers qui leur manque, soit qu'ils exploitent de moins un tiers de leurs possessions, les Noirs alors ne feront point excédés de travail, & ne seront plus victimes de la cupidité de leurs maîtres. Mais qu'on interdise la traite, les atteliers ne tarderont pas à se dépeupler, & ceux qui résisteront plus long-tems aux fatigues, seront surchargés du travail des Efclaves que l'on aura perdus-, jusqu'à ce que tous enfin périffent miférablement ; ou plutôt, ce que nous n'introduirons pas dans nos Colonies, les habitans fauront se le procurer en contrebande.
Source : Gallica

Lettre de M.*** a M. Brissot de Warville… (1789)

Monfieur, vous voulez proscrire Vidage d'aller racheter en Afrique des malheureux nés dans les liens de l'efclavage le plus affreux, pour leur procurer une servitude plus douce ! Vous craignez de manquer aux devoirs de l'humanité ! Eh ! croyez-vous ne pas y fatisfaire , à ces devoirs si facrés, quand vous arrachez des mains de despotes cruels des victimes fans cesse exposées à leurs caprices aveugles & sanguinaires, pour les soumettre au joug salutaire des loix faites pour un peuple éclairé?
Source : Gallica

Lettre de M.*** a M. Brissot de Warville… (1789)

QUEL est , en France, le fort de ceux qui vivent du travail de leurs mains, & qui n'ont pas d'autre patrimoine ? C'eft, vous n'en difconviendrez pas, une lutte perpétuelle des forces physiques contre le befoin, l'inquiétude toujours renaissante du jour qui doit fuccéder, la crainte, de la saison rigoureuse, l'inquiétude sur le fort de leurs enfans, & l'abandon dans les maladies. Voilà pourtant des hommes qui jouiffent, de la liberté!
Source : Gallica

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