Résumé

Mémoires d'un prisonnier... A M. l'abbé B.… (1864)

Et pourtant, le croirez-vous, M. l'Aumônier, ce bonheur qui semblait être le partage de mon existence, je l'abandonnai! L'orgueil, ce vice qui, sous tant de formes, poursuit l'homme jusqu'au tombeau, glissa dans mon âme des désirs jusqu'alors inconnus, et me fit mépriser un passé pour le retour duquel je donnerais ce qui me reste à vivre.
Source : Gallica

Mémoires d'un prisonnier... A M. l'abbé B.… (1864)

Permettez , M. l' Aumônier, à un malheureux comblé de vos bontés, de laisser épancher de son coeur toute l'ivresse de la reconnaissance qui en déborde, permettez , dis-je, que ces lignes, bien peu éloquentes sans doute, essaient de peindre la transformation presqu'incroyable que vos bienfaits sans nombre ont opérée dans une âme naguère encore en proie à toute l'amertume.de la honte et du désespoir, et dans laquelle vous avez su faire renaître l'espérance et la foi.
Source : Gallica

Mémoires d'un prisonnier... A M. l'abbé B.… (1864)

Ah ! c'est qu'il existe dans le coeur humain des mystères d'iniquité que ni la raison ni la métaphysique ne pourraient expliquer. Du reste, M. l'Aumônier, mes fautes, mes crimes, devrais-je dire, vous les connaissez; vous savez que si le coeur y eut quelque part, l'orgueil en fut le principal instigateur.
Source : Gallica

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