Oswald Durand,
Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes…
“ Vieillard de trente étés, mon cœur n’a plus de flamme. Je m’en vais las, courbé, sans joie et sans émoi. La colombe roucoule et l’amante se pâme, Tout s’aime et se caresse en vain autour de moi. Et, cependant, mon cœur est plein de sève encor ! Le monde Ne l’a point desséché de son haleine immonde, Ni flétri des baisers impurs de ses Phrynés. À vingt ans, j’aimais Lise ; elle était blanche et frêle. Moi, l’enfant du soleil, hélas ! trop brun pour elle, Je n’eus pas un regard de ses yeux étonnés !II Et ma mère était blanche, aussi blanche que Lise ! ”
