Oswald Durand

Élements biographiques

Portrait de Oswald Durand Oswald Durand,  Mes papillons

“ Comme vous êtes blancs !
Vient l’âge de l’amour, et l’on se sent la force
D’embrasser d’un seul coup tout l’idéal azur ;
Et la sève de vie, ainsi que de l’écorce,
Déborde de votre âme et jaillit en sang pur.
On est aimé, l’on aime ; il semble qu’on renaisse.
— Le voyez-vous passer, le poète orgueilleux ?...
Papillons de l’été, quand fleurit la jeunesse,
Comme vous êtes bleus !
”
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Portrait de Oswald Durand Oswald Durand,  Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes…

“ Vieillard de trente étés, mon cœur n’a plus de flamme.
Je m’en vais las, courbé, sans joie et sans émoi.
La colombe roucoule et l’amante se pâme,
Tout s’aime et se caresse en vain autour de moi.
Et, cependant, mon cœur est plein de sève encor ! Le monde
Ne l’a point desséché de son haleine immonde,
Ni flétri des baisers impurs de ses Phrynés.
À vingt ans, j’aimais Lise ; elle était blanche et frêle.
Moi, l’enfant du soleil, hélas ! trop brun pour elle,
Je n’eus pas un regard de ses yeux étonnés !
II
Et ma mère était blanche, aussi blanche que Lise !
”
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Portrait de Oswald Durand Oswald Durand,  Choucoune

“ Romantique, de la lignée spiriluelle de Musset, parnassien comme son ami François Coppée, initié plus tard à l’alliciante musique imprécise et suggestive des petites « chansons » symbolistes, régionaliste, poète du-terroir ; il nous semble avoir le mieux fondu en Sa personne les éléments de notre âme, comme par sa spontanéité idiomatique, sa sincérilé, sa souplesse rythmique, son art, non de décrire mais de suggérer le paysage, de vivre, d’observer, de penser en afro-lalin, il nous semble représenter, le mieux, dans la Grande-Antille américaine, la poésie gallo-noire d’Haïti. ”
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