Pierre Veber,
L'Essayeuse
(1922)
“ GERMAINEDame, je n’ai pas eu l’idée de vous blesser.RENÉCe n’est pas très reluisant d’être « un mari », c’est presque humiliant d’être un « bon mari » ; ce mot-là vous donne dix ans de plus !GERMAINEMettons que vous n’êtes pas encore un mauvais mari !RENÉMerci pour l’« encore » ! Vous m’ouvrez l’avenir !GERMAINETiens, tiens ! Vous avez donc l’intention de mal tourner ?LISENullement ! Mais j’aime à me dire que, si je voulais, je pourrais compter parmi les débauchés : ça me permet de les blâmer sans arrière-pensée d’envie.GERMAINECela vous permet-il le flirt ? ”
