P. Demeur

Résumé

P. Demeur Hommage à M. Ch. Laffitte (1846)

Quitte pour aujourd'hui, quitte ce champ de deuil Semblable au rocher qu'affronte la tourmente , Cesse de balancer sur la vague écumante De l'éternité ; Prends ces habits blancs, symbole de l'innocence, Attache cette fleur qui sied à ton enfance ; Hélas ! bien jeune encor, tu connais le malheur, Tu trouveras en nous un baume à ta douleur, De la pauvre orpheline, Charles en est le père, Dans les quatre saisons la couvre de ses ailes.
Source : Gallica

P. Demeur Hommage à M. Ch. Laffitte (1846)

Et toi, jeune proscrit, sur la terre de France, Tes maux sont-ils finis? non, mais l'espérance, Dieu qui sur nos têtes balance le destin, Bientôt de la frontière t'ouvrira le chemin , Du navire la liberté gonflera la voile, Sur ce manteau d'azur tu reverras l'étoile Qui te tracera le chemin.
Celui qui du travail veut goûter les douceurs, Ouvrier, apporte-lui le fruit de tes labeurs, Tu verras dans ses mains croître ton héritage, T'apporter le bonheur au déclin de ton âge.
Source : Gallica

P. Demeur Hommage à M. Ch. Laffitte (1846)

Bientôt sur la nuée le Sauveur va paraître, De son sceptre immortel commande au destin, Ne veut que l'innocent ne devienne coupable ; Charles, jamais pour toi, s'obscurcira d'orages, Toujours un temps serein exempt de noirs nuages.
Ton étoile qui brille présage le bonheur, Le fleuve que tu coules est un fleuve d'azur, Si par fois sur l'onde ta nacelle chavire, Soudain comme l'éclair paraîtra le navire, Pour te porter secours et te prendre à son bord, Le phare éclaircira la large entrée du port
Source : Gallica

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