Pierre Corneille,
Récit pour le ballet du château de Bicêtre
“ Qu’y voyois-tu d’égal au château de Bissestre ? Ces tours qui semblent désolées, Et ces vieux monuments qu’on laisse à l’abandon, C’est ce qui fait périr le nom des Mausolées [1] 15 Et des palais d’Apollidon [2] , Puisque tu les fis tous paroître Sans y voir rien d’égal au château de Bissestre. Cache-toi donc plus tard sous l’onde, Sur ce nouveau miracle arrête ton flambeau ; 20 Et sans aller sitôt apprendre à l’autre monde Ce que le nôtre a de plus beau, Sois longtemps à faire paroître Que rien n’est comparable au château de Bissestre. ”
