Ricardo Flores Magon

Résumé

Ricardo Flores Magon Regeneración du 15 avril 1911

Vous verrez que le vote n’a eu aucune influence sur l’amélioration des dites conditions. Au contraire, chaque année la misère est plus aiguë partout, chaque année le chômage augmente, chaque année augmente également, dans une proportion effarante, la population pénitentiaire ; chaque année augmente le nombre de femmes dans les maisons publiques ; chaque année augmente le nombre de suicides ; chaque année, la lutte pour l’existence se fait plus dure et plus tragique. L’humanité est de plus en plus malheureuse, malgré le vote, malgré les gouvernements représentatifs, malgré la démocratie.
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Ricardo Flores Magon Regeneración du 15 avril 1911

Ce qui paraît impossible, c’est que les travailleurs aient vécu si longtemps sans se rendre compte qu’ils étaient des esclaves. Ce qui paraît impossible, c’est que les travailleurs n’aient pas encore brisé ce joug.
Mais ce n’est pas leur faute, du moins pas totalement : les coupables sont les politiciens qui endorment les prolétaires avec l’espoir d’un avenir de rêve, conquis par la seule vertu du vote populaire.
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Ricardo Flores Magon Regeneración du 15 avril 1911

Comme notre Parti n’est pas composé de politiciens, ni de chasseurs d’emplois, mais de prolétaires qui n’ont d’autre ambition que celle d’être débarrassés de l’esclavage du salaire, maintenant que l’occasion lui est donnée, il fonce droit au but : l’émancipation économique de la classe ouvrière par le moyen de l’expropriation de la terre et des machines.
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