Rousseau, d’Alembert

Résumé

Rousseau, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Quoique la basse fondamentale doive régner généralement au-dessous de la basse continue, il est pourtant des cas où celle-ci descend au-dessous de la fondamentale ; tels sont ceux des accords par supposition, ainsi appellés, parce que la basse continue suppose au-dessous de l’accord un nouveau son qui n’est point de cet accord, qui en excede les bornes, & qui ainsi se trouve au-dessous de la basse fondamentale. Voyez Supposition.
La basse fondamentale, qui n’est faite que pour servir de preuve à l’harmonie, se retranche dans l’exécution, & souvent elle y feroit un fort mauvais effet.
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Rousseau, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Pour bien entendre ceci, il faut savoir que tout accord, quoique composé de plusieurs sons, n’en a qu’un qui soit fondamental : savoir celui qui a produit cet accord, & qui lui sert de base. Or la basse qui regne au-dessous de toutes les autres parties, n’exprime pas toûjours les sons fondamentaux des accords : car entre tous les sons d’un accord, on est maître de porter à la basse celui qu’on croit préférable, eu égard à la marche de cette basse, au beau chant, ou à l’expression.
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