Émile Verhaeren,
L’INNONDATION
“ III Sur la plaine de deuil, de vase et de ruine, Immensément, ne choit que l’ombre et la bruine ; Le bourg, qui s’exaltait déjà vers le printemps, Est encombré de crasse et de fumiers flottants ; Volets fendus, seuils crevassés, ferrailles tortes, La mort putride a défoncé toutes les portes Et charrié, vers la rivière et ses remous, Les meubles vieux fixés aux murs, avec des clous, Les horloges, les bancs, les lits et les armoires ; On a peur de rentrer dans les étables noires, De monter aux greniers, où s’entassent les grains, De constater que tant d’efforts ont été vains. ”
