A. Theuriet

Résumé

A. Theuriet Odes et Chansons

Et les blés verts fauchés par les balles de plomb,
Elle se continue impitoyable et sombre.
Dans les champs, dans les clos du village détruit,
Les blessés et les morts font une large voie
Qui du fleuve en rumeur aux bois muets conduit,
Et l’œil peut suivre, au vol des lourds oiseaux de proie,
La piste des soldats s’égorgeant dans la nuit.
C’est une âpre mêlée où l’on ne sent plus vivre
Un seul des grands instincts que l’homme a dans le cœur,
Où le sang veut du sang, où le fer et le cuivre
Rendent la force aveugle et cruelle la peur
Source : Wikisource

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