Arsène Houssaye,
Poésies complètes de Arsène Houssaye
“ Le pommier tremble et verse une pluie odorante ; Dans sa sève, le pampre étend ses verts rameaux Et promet une grappe à la coupe enivrante. La chaumière qui fume a pris un air vivant, À l’espoir des moissons elle vient de renaître ; Le pâle liseron grimpe à son contrevent ; Pour voir le blé qui pousse, elle ouvre sa fenêtre. Au bout de ce vieux parc, dans l’étang du château, Un groupe épanoui se promène en nacelle : Que de grâce ! On dirait un pastel de Watteau, Où l’amour se suspend, où l’esprit étincelle. ”
