Étienne Eggis, Le chant du printemps
“ Tout se pâme et s’oublie en des baisers divins ; La sève, comme un sang, dans les plantes circule ; Et, lorsqu’au front des cieux s’étend le crépuscule, De longs hoquets d’amour s’exhalent des ravins. Allons chercher aux bois, derrière les grands troncs, Quelque taillis secret que nul vent ne soulève ; Nous fumerons d’abord, et puis nous dormirons : L’homme est né pour dormir, car la vie est un rêve ”
