Étienne Eggis

Résumé

Étienne Eggis Le chant du printemps

Tout se pâme et s’oublie en des baisers divins ;
La sève, comme un sang, dans les plantes circule ;
Et, lorsqu’au front des cieux s’étend le crépuscule,
De longs hoquets d’amour s’exhalent des ravins.
Allons chercher aux bois, derrière les grands troncs,
Quelque taillis secret que nul vent ne soulève ;
Nous fumerons d’abord, et puis nous dormirons :
L’homme est né pour dormir, car la vie est un rêve
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