Charles Dupeuty et Ernest Bourget – Musique de Jacques Offenbach

Élements biographiques

Charles Dupeuty et Ernest Bourget – Musique de Jacques Offenbach Les Deux Pêcheurs (1857)

GROS-MINET. C’est un raccommodeur de robinets.
POLISSARD. (*) Connaissez-vous Castibelza ?
GROS-MINET. Très-bien, très-bien ! (Chantant sur l’air connu.) Castibelza, l’homme à la canardière.
POLISSARD. C’est mon cousin, à la mode de Charenton, et voilà ma lamentable histoire.
CASTILBÊTA, ballade.
POLISSARD. ––––Castilbêta, le pêcheur à la ligne, ––––––––––Chantait ainsi : ––––Ça ne mord pas et mon Alexandrigne, ––––––––––All’s’est enfuie ; ––––J’ai pour chasser le chagrin qui me gagne, ––––––––––Bu comme un trou ! ––––Le vin qui mousse à travers la Champagne ––––––––––Me rendra fou !
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Charles Dupeuty et Ernest Bourget – Musique de Jacques Offenbach Les Deux Pêcheurs (1857)

POLISSARD, à part. Malédiction ! c’est mon tyran aux volets verts... et ce n’est qu’au soleil levant que ma Léda doit me faire signe... si je pouvais le retenir jusqu’à l’apparition du blond Phœbus.
GROS-MINET, à part. Impossible de l’arquepincer sans l’intervention de l’astre du jour... si je pouvais gagner quelques minutes, je serais dans la légalité.
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Charles Dupeuty et Ernest Bourget – Musique de Jacques Offenbach Les Deux Pêcheurs (1857)

Oh ! amour, voilà comme... ––––––––Tu te ris d’un grand cœur ; ––––––––Être né pour être homme, ––––––––Et devenir Martin pêcheur !
GROS-MINET, arrangeant sa ligne. Ça ne touche guère, je crois que je n’ai pas mis assez de fond. (Apercevant Polissard.) Que vois-je dans la pénombre ? un rival !
POLISSARD, le voyant. Si j’en crois mon pince-nez, c’est un pêcheur sérieux... diable ! mauvaise affaire !... mon Octavie, qui ne m’attend pour l’enlever qu’au lever du soleil, quand son tigre sera parti ! (Il se remet à pêcher.) Continuons à avoir l’air d’un imbécile.
GROS-MINET. Nom d’un goujon !...
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