Elisabeth Heyking

Élements biographiques

Portrait de Elisabeth Heyking Elisabeth Heyking,  La Revue blanche

“ Et les morts nul vide ne laissent :
Toujours se trouve un chien de Mongolie
Pour garder la maison de Mélancolie.
 (Pékin.)
VILLE DE SOUFFRANCE
Quand je te vis d’abord, ville triste et grise,
D’un indicible effroi mon âme fut prise.
Je sentis sur le cœur un poids
Et il me parut entendre une voix
Qui me murmura sourdement :
C’est là que tu souffriras longuement.
De longues files de chameaux surchargés
S’avancent vers toi le cou baissé.
Ils ont traversé le désert immense,
Ils ont connu la soif intense
Et maintenant ils entrent lentement
Dans la ville où l’on souffre longuement.
”
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Portrait de Elisabeth Heyking Elisabeth Heyking,  La Revue blanche

“ Impitoyables à ceux qui combattent pour leur vie,
Quand toute la farce sera si vite finie
Sans que nous laissions les moindres traces.
Car nous allons tous vers la fosse commune
Et nous servirons tous de pâture aux vers
Qui s’arracheront les lambeaux de nos chairs
Comme nous nous sommes disputé la fortune.
↑ Elles sont le début, dans notre littérature, d’une Allemande, actuellement ambassadrice, qui a passé trois ans à Pékin, d’où elle date quelques-uns de ces vers.
”
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