Henri Albert,
La Revue blanche
“ « Dans cette France de l’esprit qui est aussi la France du pessimisme » le philosophe aurait voulu naître. « Je ne suis qu’un hasard en Allemagne », disait-il, « — les Allemands n’ont pas de doigts pour nous, ils n’ont en général pas de doigts, ils n’ont que des pattes. » et il se demandait parfois pourquoi il écrivait encore en allemand. Etrange aveuglement du génie ! Que serait Nietzsche sans sa langue, sans cette langue allemande qu’il savait modeler si admirablement, cette langue qu’il avait fait revivre sous sa pensée. ”

