Adieux de l'Alsace à la France (1871)
“ Tu portes fièrement, ô France, la couronne de l'immortalité ; à tes côtés sont assises toutes les gloires ; aujourd'hui ta main, abandonnant un moment le sceptre du monde, a saisi la palme du martyre. Le martyre purifie tout, exalte tout ! ô France, dans l'adversité ta grandeur est plus sublime, plus majestueuse ! Si tu ne règnes plus par l'épée; tu règnes toujours par le génie. O mère chérie, vaincue mais non terrassée, relève la tête, l'heure va sonner où tu commenceras ta nouvelle mission. L'Allemagne a porté chez toi la force, le fer, le feu, le sang ! ”
