Résumé

Adieux de l'Alsace à la France (1871)

Tu portes fièrement, ô France, la couronne de l'immortalité ; à tes côtés sont assises toutes les gloires ; aujourd'hui ta main, abandonnant un moment le sceptre du monde, a saisi la palme du martyre.
Le martyre purifie tout, exalte tout ! ô France, dans l'adversité ta grandeur est plus sublime, plus majestueuse !
Si tu ne règnes plus par l'épée; tu règnes toujours par le génie.
O mère chérie, vaincue mais non terrassée, relève la tête, l'heure va sonner où tu commenceras ta nouvelle mission.
L'Allemagne a porté chez toi la force, le fer, le feu, le sang !
Source : Gallica

Adieux de l'Alsace à la France (1871)

Permets, ô France, à ta fille éplorée, de t'étaler une dernière fois, tous les trésors que j'étais fière de posséder pour toi seule et qui vont enorgueillir l'étranger !
Permets que je te présente mes enfants, les villes mes filles, pauvres femmes mutilées, mais toujours flores !
Permets que chacune d'elles , comme un dernier adieu, t'offre ses richesses, sa gloire, son industrie, ses enfants les plus illustres.
Presque toutes mes filles ont porté des lauriers sur leur
tète leurs couronnes, hélas! sont effeuillées... Elles les
déposeront à tes pieds, ô France, comme un dernier hommage.
Source : Gallica

Adieux de l'Alsace à la France (1871)

« Nous porterons un deuil éternel. En vous voyant nous reculerons , comme la colombe recule devant la vipère haineuse.
« Les empires fondés par le glaive disparaissent par le glaive.
— 14 —
« Votre empire d'Allemagne disparaîtra un jour, sous le souffle de la justice de Dieu ; sous le souffle de la colère des peuples !
« Nous serons debout les premières, en ce jour solennel, et notre cri sera celui d'aujourd'hui :
VIVE LA FRANCE ! »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature