Résumé

Auguste Vervelle,  Au peuple et aux anarchistes, dédié au citoyen Albert… (1848)

“ Peuple, l'on te traitait dans l'aristocratie, comme l'on traitait tes pères avant 89, l'on te mettait au rang des serfs ou des esclaves ; l'on voulait jouer ta vie, ta fortune, pour doter des hommes indignes du nom français, des dépouilles du prolétaire, mais le peuple, le prolétaire, l'ouvrier , a bien su se venger , lorsqu'il a eu recouvré sa liberté. Que vous a-t-il laissé, à vous dont la soif de l'or ne pouvait se tarir ? Il vous a laissé son mépris.
Vous vouliez jouer avec la fortune d'un peuple, vous vouliez vous rallier à un parti, à un homme faussaire de ses serments
”
Source : Gallica

Auguste Vervelle,  Au peuple et aux anarchistes, dédié au citoyen Albert… (1848)

“ Depuis un mois, peuple parisien, ta condition a changé; l'ex-régime, pour s'assurer les suffrages des électeurs , les achetaient au poids de l'or. Honte et infamie à ceux dont l'opinion se vend au plus fol enchérisseur ! Maintenant c'est toi qui va décider de ton sort; c'est toi, ouvrier, dont le contact faisait rougir l'ancien système, toi, que l'on méprisait à cause de ta pauvreté, toi, que l'on voulait ramener et faire plier sous
le joug, c'est toi, dis-je, qui va proclamer hautement ton Gouvernement et nommer tes Représentants.
”
Source : Gallica

Auguste Vervelle,  Au peuple et aux anarchistes, dédié au citoyen Albert… (1848)

“ Nous le croyons, mais si parmi vous il se trouve encore des esprits tièdes, des hommes dont l'opinion ne soit pas encore assez éclairée ; que ceux qui sentent fortement ce qu'ils vont faire les aident de leurs lumières. La liberté du vote va donc être mise à exécution. Nous attendons son effet, pusse-t-il être aussi heureux que nous le pensons, et le citoyen qui vient de conquérir la liberté au prix de son sang saurat-il, aura-t-il la force de la proclamer d'une voix unanime! ”
Source : Gallica

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