Résumé

Claude-Marie Guyon L’Oracle des nouveaux philosophes

Si on les en croit, les hommes ayant été des milliers d’années dans l’état des bêtes & des sauvages, sans aucun usage des vêtements, de la parole & de la société, imaginerent enfin des loix purement arbitraires et locales, qui n’obligent que ceux qui veulent bien s’y soumettre. La Loi naturelle n’est qu’une chimere ; le vice et la vertu ne sont que des préjugés inventés par la foiblesse & par la superstition, et dont on nous a follement remplis dès l’enfance. L’homicide, l’injustice, la fraude, le vol, l’adultere n’ont rien de mauvais par eux-mêmes.
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Claude-Marie Guyon L’Oracle des nouveaux philosophes

Afin qu’on ne s’y trompe pas, ils ont grand soin de se nommer. L’enseignement n’appartient plus à d’autres ; & ils se sont attribué le privilege exclusif de se contredire, de se combattre & d’extravaguer. Tout mortel assez téméraire pour s’opposer à la publication de leur doctrine est un imbécile, un homme sans génie, sans vertu, un crédule, un visionnaire, un persécuteur, un fanatique.
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Claude-Marie Guyon L’Oracle des nouveaux philosophes

Nous l’avons reçu comme un présent du Ciel ; c’est le plus précieux de tous nos biens ; on veut nous le ravir, & le faire disparoître ; on l’attaque jusques dans ses fondements ; on le travestit en culte illusoire, insensé, superstitieux, contraire à Dieu & à la Nature ; les progrès de la séduction s’étendent de jour en jour. Peut-on demeurer dans l’inaction si l’on est convaincu ?
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