Résumé

Discours prononcé dans la chapelle protestante de Wesserling… (1846)

Elle essuyait vos larmes, et en se faisant toute à tous, elle faisait aussi le bonheur de vous tous.
Amis de Madame Roman, celle que vous pleurez, vous a-t-elle jamais rien laissé à désirer? Ne vous témoignait-elle pas toujours le plaisir qu'elle avait de vous voir ? Les sentimens d'amitié ne se communiquaient-ils pas dans le serrement de cette main dont vous avez senti plus d'une fois la douce étreinte, et le coeur ne parlait-il pas alors au coeur? Cette vaste capacité d'aimer se répandait sur les uns et sur les autres.
Source : Gallica

Discours prononcé dans la chapelle protestante de Wesserling… (1846)

N'est-il pas nécessaire que nous soyons obligés de rentrer en nous-mêmes pour penser à notre fin, et pour examiner où nous en sommes dans les affaires de notre salut; pour nous représenter vivement ces vérités : la fin de l'homme, le jugement, notre bonheur ou notre malheur futur, vérités qui nous font trembler tant elles sont vraies ? N'est-il pas nécessaire que quelque nouvelle de mort vienne changer nos sentimens?
Source : Gallica

Discours prononcé dans la chapelle protestante de Wesserling… (1846)

Non! disons encore ici avec Salomon, le coeur rempli de regrets, « le jour de la mort vaut mieux que le jour de la naissance. »
IV.
Nous sommes venus ici pour honorer la mémoire de Madame Roman ; nous le faisons en pleurant, non pas sur elle, mais sur nous-mêmes, car nous prouvons par là tout ce qu'elle était pour chacun de nous, combien indispensable elle était pour le bonheur de nous tous.
Source : Gallica

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