Résumé

Eugène Gaillet Aux Béarnais. Un trône, s'il vous plaît… (1877)

Alors, montant sur un char d'or attelé de douze chevaux blancs, la fée Suffrage prit à ses côtés la République et la conduisit triomphalement à travers les Etats dont les rois venaient d'être à jamais dépossédés.
Et le char roula sur un tapis de fleurs, suivi des cris et des chants d'allégresse du peuple souverain.
Petits enfants, apprenez à aimer celle qui vous fera hommes libres, à aimer la République qui vous garantira l'intégrité de vos droits et la prospérité de votre belle patrie.
Source : Gallica

Eugène Gaillet Aux Béarnais. Un trône, s'il vous plaît… (1877)

Mais le peuple dit. Nous ne versons plus nôtre sang pour vous !
Ce fut alors une bagarre indescriptible, avec des cris de rage, des vociférations sauvages.
La voix, du lion dans le désert ne fait pas un pareil vacarme.
Le tonnerre dans la montagne ne gronde pas avec autant de force.
C'était une indescriptible clameur, un -carnage épouvantable.
Et tous, s'entredéchirant, s'arrachant des lambeaux de chair, s'insultant, roulaient dans la boue faite de terre et de sang.
Ils faisaient des efforts désespérés afin de saisir le talisman de la fée Suffrage.
Source : Gallica

Eugène Gaillet Aux Béarnais. Un trône, s'il vous plaît… (1877)

Beaucoup, comme moi, enfants de Paris, cette grande et généreuse cité, qui ouvre son sein à tout ce qui est noble et beau, sont allés défendre les principes sacrés qui ont pour base la liberté, et ils rentreront au foyer de la France avec la satisfaction d'avoir laissé partout, sur leur passage, un peu des fiers sentiements qu'ils professent.
Source : Gallica

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