Résumé

Germain Encontre Les Gens comme il faut à l'esplanade de Nîmes… (1848)

Les deux tiers de la population croupissent dans la misère et meurent de faim à côté de l'opulence impitoyable qui les coudoie, et cela au milieu d'une société qui brille des plus belles vertus, à ce qu'elle dit, d'une société civilisée et éminemment chrétienne.
Des hommes sans foi, ni loi, des hypocrites éhontés, au nom d'une religion qu'ils dégradent, osent soutenir les privilèges de l'aristocratie , et salir de leur bave tous les sentimens d'honnêteté, tous les élans d'amour et de générosité en faveur des classes pauvres.
Source : Gallica

Germain Encontre Les Gens comme il faut à l'esplanade de Nîmes… (1848)

Ils veulent bien une république ; mais une république sage, une république modérée. Leur grand cheval de bataille, c'est : respect à la famille, respect à la propriété , respect à la religion.
Il faut une république sage, c'est-à-dire, une république qui vous laisse jouir en paix des privilèges de votre position. Une république modérée , c'est-à-dire , qui vous laisse augmenter vos richesses, lorsque, par la même raison, le peuple verra accroître ses misères ; mais assez modérée pour pouvoir écraser le peuple qui aura faim.
Source : Gallica

Germain Encontre Les Gens comme il faut à l'esplanade de Nîmes… (1848)

Mais, nous aussi, nous voulons une république sage et modérée, un gouvernement saurait-il exister sans sagesse et sans modération ? Nous voulons une république assez sage pour arriver à quelque résultat, assez modérée pour pardonner à ceux qui lui ont tant fait de mal.
Mais les pauvres aussi ont une famille, et une famille souffrante. Les pauvres aussi ont une propriété, le travail de leurs bras énervés. Les pauvres aussi ont une religion , religion de résignation et d'amour.
Source : Gallica

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