J.-J. Damour

Résumé

J.-J. Damour Mon dernier soupir : boutade (1859)

Dieu fit le ciel d'azur et le parsema d'astres, Rendit, par le soleil, tout riant et fécond; Et partout sous votre ombre on ne voit que désastres, Sang, deuil et le chaos sans fond.
Peuples, rassurez-vous, livrez-vous à la joie.
Le bon Dieu s'est ému de nos communs malheurs ; C'est le drapeau du Christ qui dans les airs flamboie, Qui longtemps a souffert aime à tarir les pleurs.
Et vous, à qui l'on doit le doute et les ténèbres, Sous vos pas le sol tremble et l'abîme est béant ; Répandez la lumière, assez de jours funèbres, Et l'ignorance est le néant.
Source : Gallica

J.-J. Damour Mon dernier soupir : boutade (1859)

En vain vous escomptez la ruse et le mensonge, Opposèz votre égide aux fureurs d'un volcan!
Ainsi que le soleil nous voyons apparaître L'idée au vif éclat qui débrouille un temps noir; La volonté de Dieu va se faire connaître, Elle est rebelle à l'éteignoir.
Aux penseurs dévoués que font vos subterfuges, Pouvez-vous les soumettre à l'ignoble bâillon ?
A votre lourd passé n'ont pas failli les juges, L'idée, en tous pays, a creusé son sillon!
A nous voiler le vrai vainement l'on s'efforce, A tous ces vieux moyens un éternel adieu.
Source : Gallica

J.-J. Damour Mon dernier soupir : boutade (1859)

L'humanité vous prie et le ciel vous contemple; Dieu récompense ou sait punir.
Peuples, serrons nos rangs autour de la seule arche Qui des sombres retours puisse nous garantir;
Pour le juste et le vrai, joyeux, que chacun marche; Ne laissons pas le mal sur nous s'appesantir.
Pour tout harmoniser à l'envi qu'on se fie, ( Point d'injustice à craindre) à Napoléon trois; Sagesse et dévoûment, amour, philosophie Servent d'égide à tous les droits.
Source : Gallica

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