J.-J. Damour, Mon dernier soupir : boutade (1859)
“ Dieu fit le ciel d'azur et le parsema d'astres, Rendit, par le soleil, tout riant et fécond; Et partout sous votre ombre on ne voit que désastres, Sang, deuil et le chaos sans fond. Peuples, rassurez-vous, livrez-vous à la joie. Le bon Dieu s'est ému de nos communs malheurs ; C'est le drapeau du Christ qui dans les airs flamboie, Qui longtemps a souffert aime à tarir les pleurs. Et vous, à qui l'on doit le doute et les ténèbres, Sous vos pas le sol tremble et l'abîme est béant ; Répandez la lumière, assez de jours funèbres, Et l'ignorance est le néant. ”
