J.-J. Damour

Élements biographiques

J.-J. Damour Mon dernier soupir : boutade (1859)

Dieu fit le ciel d'azur et le parsema d'astres, Rendit, par le soleil, tout riant et fécond; Et partout sous votre ombre on ne voit que désastres, Sang, deuil et le chaos sans fond.
Peuples, rassurez-vous, livrez-vous à la joie.
Le bon Dieu s'est ému de nos communs malheurs ; C'est le drapeau du Christ qui dans les airs flamboie, Qui longtemps a souffert aime à tarir les pleurs.
Et vous, à qui l'on doit le doute et les ténèbres, Sous vos pas le sol tremble et l'abîme est béant ; Répandez la lumière, assez de jours funèbres, Et l'ignorance est le néant.
Source : Gallica

J.-J. Damour Mourawieff : stances (1863)

Qu'au nom du dreit sacré la Pologne soit libre, Plus de problèmes embrouillés.
Songeons que la Pologne est la vive barrière Que l'Europe opposait à ses envahisseurs, Oublieux de son aide, on lui dirait : Arrière, Va mourir sous le fouet de tes durs oppresseurs.
Non ! le ciel croulerait devant ce sacrilége, Lourd serait le fardeau pour nos enfants, un jour.
Du mal naît le souci, faire le bien allège Et rend du sort doux le retour !
Au nom du Créateur, pitié pour la Pologne Et de l'humanité pitié, pour ses enfants!
Source : Gallica

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