Résumé

Jean-Gervais Labene Le Poëte patriote aux confédérés nationaux… (1790)

Dites-nous quels transports, quelle touchante ivresse Vous faites éclater en ce jour d'allégresse, Où s'unit au Français le Français attendri.
Elles ne sont donc plus ces fatales barrieres, Qui d'un peuple de freres Divisoient les liens !
Trop heureux citoyens, Vous ne rougirez plus de l'orgueil de vos peres.
Frémis, tyran, frémis ; vois les saints étendarts Qui de la liberté font resplendir l'image : Frémis, tyran, frémis; vois, pour lui rendre hommage,
Tant de peuples émus voler de toutes parts.
Source : Gallica

Jean-Gervais Labene Le Poëte patriote aux confédérés nationaux… (1790)

Ainsi la liberté, par sa voix énergique, D'un sommeil léthargique Vint éveiller vos sens;
Et des mains des tyrans Fit tomber de frayeur le sceptre despotique.
Oui, c'est la liberté qui s'offrit à mes yeux.
J'ai vu nos citoyens s'armer pour sa défense : Ils ont rompu les nœuds de cette chaîne immense Qui, du trône au hameau pesoit sur nos ayeux ; Où sont-ils ces Titans, dont la coupable audace A sur l'humaine race Fait pleuvoir tant de maux?
Source : Gallica

Jean-Gervais Labene Le Poëte patriote aux confédérés nationaux… (1790)

C'est ainsi qu'autrefois leur superbe dedain Vous tenoit asservis dans une longue enfance : C'est ainsi qu'autrefois leur farouche insolence Français, entr'eux et vous levoit un mur d'airain D'un côté l'air chargé d'effroyables tempêtes Vomissoit sur vos têtes La misere et la mort ; De l'autre un voile d'or Couvroit de vos tyrans les trop paisibles fêtes.
Source : Gallica

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