Louis de Courten

Résumé

Louis de Courten Au foyer romand

C’est toute une famille, et c’est toute une race
Qui survit dans la toile où l’usure et le temps
N’ont pu ternir l’éclat bleuté de la cuirasse,
Ni souiller la blancheur des panaches flottants.
Le dernier, c’est Wuischard en sa beauté d’éphèbe,
Qui flanqua Beauregard, nid d’aigle, de deux tours,
Wuischard, que les manants attachés à la glèbe
Viendront traquer demain aux premiers feux du jour.
Mais comme un chêne altier, montrant à son écorce
Plus d’une entaille, rit de l’effort des autans,
Rarogne dans son burg, superbe dans sa force,
Se raille des fureurs sourdes des paysans.
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Louis de Courten Au foyer romand

Aigle au cimier comtal dont l’aigrette étincelle
Sur la pourpre et l’azur pâlis des étendards.
Un ferment corrupteur d’émeute et de révolte
Enracine la haine au cœur des asservis ;
Le peuple ne veut plus engraisser ses baillis,
Qui dévastent ses champs et pillent ses récoltes.
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