Résumé

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Un point d’histoire littéraire

C’est certainement l’article de Magnard qui, rompant le silence quant à la France juive, amena Arthur Meyer, directeur du Gaulois, rival du Figaro, à envoyer ses témoins à Drumont. Ce duel et la fameuse félonie de la main gauche – excusée par un président de tribunal, dès cette époque aux ordres du gouvernement – firent à Paris, – la grande plaque de résonance de l’univers – puis au dehors, un vacarme inouï ; le succès de la France juive s’en trouva décuplé.
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La Grande Peur des bien-pensants, le beau livre de Georges Bernanos, qu’il eût aussi bien pu intituler Vie d’Édouard Drumont, remporte un succès bien mérité. Mais M. Bernanos ne dit pas la part qu’eut Alphonse Daudet dans le succès de la France juive. Drumont cherchait partout un éditeur et n’en trouvait pas, chacun se dérobant devant la mauvaise affaire probable.
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Par la suite, mon père les réunit, lui et Drumont, et ils se furent réciproquement sympathiques, en dépit de leurs divergences foncières. L’auteur de la France juive était un croyant, sublime et familier quand il était sur le sujet mystique, et Magnard semblait un sceptique renanisant, qui donna le jour à un fils enthousiaste, Albéric Magnard, l’auteur de Guercœur, le héros de Nanteuil-le-Haudouin. Je dis « semblait », parce qu’il est difficile de connaître le fond des gens
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