Georges Bernanos,
Sous le soleil de Satan
(1926)
“ Le regard, toujours fixé sur le sien, ressemblait à n’importe quel autre regard, et la même voix parlait à ses oreilles, comme si elle ne s’était jamais tue.—Je vais te quitter, disait-elle. Tu ne me reverras jamais. On ne me voit qu’une fois. Demeure dans ton entêtement stupide. Ah! si vous saviez le salaire que ton maître vous réserve, tu ne serais pas si généreux, car nous seuls—nous, dis-je!—nous seuls ne sommes point ses dupes et, de son amour ou sa haine, nous avons choisi—par une sagacité magistrale, inconcevable à vos cervelles de boue—sa haine... ”
