Georges Bernanos,
Une nuit
(1928)
“ Rends-toi, Bisbillitta, il n’y a pas de honte, il est fort. Rends-toi, ma fille. Aie pitié, camarade ! ce n’est pas une femme comme les autres. Une seule goutte de sa chère salive sucrée me rendrait la vie, et elle était entre nous deux jadis comme une branche de pommier fleuri.Il avait refermé sur la botte du Français, en gémissant, sa large main de coureur des bois. L’Indienne coula son regard vers la terre, vit tout en un clin d’œil, s’enleva comme un oiseau, et vint se poser si près de son ennemi qu’il fit pour l’atteindre un pas rapide. ”
