Marx Dormoy,
Lettre de Marx Dormoy à Pierre Diot…
“ Je vis à peu près comme une bête : c’est à peine si je puis lire un journal tous les trois ou quatre jours. Mais à cela je ne perds probablement pas beaucoup. Notre corps va probablement partir au repos d’ici peu — repos bien gagné, car je crois qu’il a subi des pertes importantes —, et pendant une quinzaine, nous reprendrons les habitudes de la vie normale. La région dans laquelle je me trouve est bien désolée ; elle ressemble à un véritable désert : c’est la ruine partout, et les rafales de neige et de pluie qui ne cessent depuis un mois ajoutent au tableau noir. ”
