Nicolas de Condorcet,
Lettre de Condorcet à la Convention nationale
(1793)
“ Quand la convention nationale n’est pas libre, ses loix n’obligent plus les citoyens. Je répondrai à mes accusateurs, quand le ministre qui a disposé d’une partie de l’armée de la nation, pour en assiéger les représentans, quand le maire de Paris qui a renoncé à une autorité légitime pour recevoir d’une poigné de factieux, celle d’attenter à la souveraineté du peuple, quand le commandant-général dont les bayonnettes & les canons vous ont dicté un décret injuste, quand ces lâches triumvirs auront satisfait à la nation outragée. ”
