Résumé

Propagande républicaine. Réponse d'un Electeur à M. le Maréchal de Mac-Mahon… (1877)

Nous ne nommerons surtout pas les gens qui refuseront de nous dire nettement le parti auquel ils appartiennent. Car tout homme honnête doit servir un parti.
Nous ne nommerons que ceux qui nous diront: « Je suis républicain. » Et il ne suffira même pas qu'ils disent: « Je veux la République jusqu'en 1880. » Car trois années, Monsieur le Maréchal, c'est bien peu pour un pays qui, comme vous le dites, a tant besoin d'ordre et de stabilité. Nous ne nommerons que ceux qui nous promettront d'appliquer tous leurs efforts à consolider POUR TOUJOURS, en France, le régime républicain.
Source : Gallica

Propagande républicaine. Réponse d'un Electeur à M. le Maréchal de Mac-Mahon… (1877)

Quelle que soit la volonté que le pays manifeste, vous êtes trop honnête et trop loyal pour vous révolter contre elle.
Aussi, irons-nous au scrutin pleins de confiance, avec le sentiment de notre liberté et de notre dignité.
Et bientôt vous reconnaîtrez vous-même, Monsieur le Maréchal, combien la France a raison de vouloir choisir elle-même ses députés : vous lui saurez gré de ne pas avoir suivi aveuglément les conseils inspirés par des ministres qui connaissent mal le pays !
Source : Gallica

Propagande républicaine. Réponse d'un Electeur à M. le Maréchal de Mac-Mahon… (1877)

Gela dit, Monsieur le Maréchal, je dois avouer que je n'accepte pas sans plaisir l'idée de vous voir désigner au pays les candidats dont le succès vous serait le plus agréable.
En effet, du moment que vous n'imposez pas ces candidats au choix des électeurs, il n'y a pas de mal à ce que l'on connaisse clairement vos préférences.
Ce sera même très-commode pour ceux qui'sont déterminés à voter, non pas contre votre personne, que tout le monde respecte, mais contre votre politique, que beaucoup se voient, avec chagrin, obligés de condamner.
Source : Gallica

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