Roger Gilbert-Lecomte

Résumé

Roger Gilbert-Lecomte,  Le miroir noir (1938)

“ Une femme s'endort sur un toit c'est la nuit Abandonnée antique au péril du vertige Aux traitrises rêveuses des gestes du sommeil
Songeuse ensevelie en glissades mortelles Sur le haut toit déserte glace tendue face à l'espace Sur le zinc oxydé de vieux soleil tueur Et de lune ancienne empoisonneuse en larmes La grande somnambule y cric de tous ses ongles De ses doigts déments naissent des diamants crissant.
”
Source : Gallica

Roger Gilbert-Lecomte,  Le miroir noir (1938)

“ J'ai souffert du froid J'ai souffert du chaud Remonter au jour Chez les rossignols Cela m'a semblé Par trop ridicule Et pour retrouver Les hommes toujours Plus sourds plus aveugles Plus seuls que les pierres La pierre écrasant moins Que le sommeil des hommes Celui qui s'est un jour Réveillé pour toujours. ”
Source : Gallica

Roger Gilbert-Lecomte,  Le miroir noir (1938)

“ Et des gouttes de sang qui chantent en dansant La danse en perles du mercure Vers la femme qui dort sur le monstre du vide Une cheminée fume un nuage en haillons Dans la soie noire de la suie le vent des nuits Dresse une tente errante Creuse l'antre céleste nomade Pour l'adoration des yeux prodigieux De la femme endormie aux paupières battantes Ses trop longs cils vibrants émeuvent les rayons Des étoiles rétractiles C'est la nuit la dormeuse un œil clos l'autre ouvert Tout le monde à jouer contre ce qu'elle voit. ”
Source : Gallica

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