Résumé

Louis-François Raban,  Lettre de l'abbé Terrai, autrefois contrôleur-général des Finances… (1824)

“ Cependant, mon cher confrère, cela n'est pas tout-à-fait impossible, et avec de la persévérance , vous pourrez y parvenir. A force d'être absurde, on se familiarise avec l'absurdité; une grosse sottise, dite avec un air spirituel, devient presque un bon mot ; il n'est pas de mensonge qui n'ait l'apparence d'une vérité, lorsqu'il a été répété pendant un mois par quelques centaines de personnages.
Sachez bien, mon cher confrère, que, quelque chose qui arrive, un ministre des finances doit non-seulement avoir bec et ongles, mais encore faire de l'un et des autres un usage continuel.
”
Source : Gallica

Louis-François Raban,  Lettre de l'abbé Terrai, autrefois contrôleur-général des Finances… (1824)

“ Surtout, mon cher confrère, je vous le recommande particulièrement,, soyez insensible, aux épigrammes ; que votre habit brodé soit une cuirasse contre laquelle toutes les pointes viennent s'émousser.. Il est très-dangereux de montrer de L'humeur pour des bagatelles : cela dénote un petit esprit, et un petit esprit ne saurait être long - temps ministre. ”
Source : Gallica

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