Résumé

Auguste Billiard Affaire du recensement. Lettre à M. Humann… (1841)

L'affaire du recensement, comme tant d'autres, dépend uniquement du bon plaisir des ministres ou de cette prérogative dont tout le monde n'apprécie pas les avantages : qu'avons-nous de mieux à désirer?
Il faut le dire nettement : toutes les fois qu'un ministre, qu'un personnage, si élevé qu'il soit, est juge de ses propres actes, de ses propres fautes, il y a tyrannie, il y a despotisme. Dans un État bien constitué, il n'est point de question de droit public ou de droit privé, si peu importante qu'elle soit, qui ne doive immédiatement trouver un juge
Source : Gallica

Auguste Billiard Affaire du recensement. Lettre à M. Humann… (1841)

Si, dans le recensement de la ville, un contrôleur eût pris le pas sur un bourgmestre, par l'ordre de l'argentier ou du ministre des finances , ce qui était alors la même chose, on eût promptement remis chacun à sa place, sans avoir besoin ni de Mahul, ni de Duval, ni des canons, qui, en définitive, n'ont pas osé a Toulouse ouvrir eux-mêmes la porte des citoyens. Quoi qu'il fasse, le despotisme est toujours moins fort que la justice; lorsqu'il frappe, il a toujours peur qu'on ne le frappe à son tour.
Source : Gallica

Auguste Billiard Affaire du recensement. Lettre à M. Humann… (1841)

Quant à vous, monsieur le Ministre, vous avez trop d'esprit pour prétendre que vous n'avez pu vous tromper; il n'est personne qui ne soit sujet à l'erreur, les ministres comme les autres hommes, si haut qu'ils soient placés, j'admets aussi, et j'aime à croire, que vous ne vous êtes pas trompé; mais il y a des gens moins éclairés que vous qui se sont persuadé que vos actes étaient contraires à la loi. Les plus honnêtes gens font quelquefois de bien mauvais procès.
Source : Gallica

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