Auguste Billiard, Affaire du recensement. Lettre à M. Humann… (1841)
“ L'affaire du recensement, comme tant d'autres, dépend uniquement du bon plaisir des ministres ou de cette prérogative dont tout le monde n'apprécie pas les avantages : qu'avons-nous de mieux à désirer? Il faut le dire nettement : toutes les fois qu'un ministre, qu'un personnage, si élevé qu'il soit, est juge de ses propres actes, de ses propres fautes, il y a tyrannie, il y a despotisme. Dans un État bien constitué, il n'est point de question de droit public ou de droit privé, si peu importante qu'elle soit, qui ne doive immédiatement trouver un juge ”
