Résumé

A. Dubois Réflexions sur le gouvernement républicain (1878)

Ce radicalisme veut faire disparaître, de la surface de la terre, cette imbécillité idiote de livrer à un seul individu, ou à des fonctionnaires quelconques, le droit ridicule de révoquer, de détruire, d'anéantir, selon leur fantaisie, tout ce qui peut déplaire à leur égoïsme, à leur ambition ; ou de solder, à satiété, qui bon leur semble, et cela aux frais des peuples ; d'établir des autorités, des mandataires, à leur guise, et toujours hostiles au bien-être, au repos, à la liberté des citoyens.
Oui, le radicalisme républicain veut que les deniers du peuple soient ménagés avec avarice
Source : Gallica

A. Dubois Réflexions sur le gouvernement républicain (1878)

Pour honorer ce gouvernement et ses fonctionnaires, disons que toute fonction de la République étant un honneur pour le citoyen élu, tout honoraire, toute rétribution, tout émolument est un affront, une injure au fonctionnaire.
Tout salaire est une livrée de servilisme, de valetage. La République n'a que faire de la lâche vénalité de la glèbe servile ; elle n'a besoin que de fonctionnaires mus par le seul désir de remplir noblement et dignement les devoirs des fonctions que le suffrage de leurs concitoyens leur a confiées.
Source : Gallica

A. Dubois Réflexions sur le gouvernement républicain (1878)

Si les mandataires s'avisent de créer d'autres pouvoirs pour contrebalancer l'autorité de l'Assemblée nationale, tels que : commissions mixtes, états de siége, dictateurs, etc., s'ils s'attribuent toutes ces élucubrations sans la volonté du peuple, ce n'est plus une administration légale, c'est une trahison, une révolte contre l'Etat, un crime de lèse-souveraineté du peuple, passible des peines infligées à tout traître à la Nation, à tout oubli des devoirs que tout fonctionnaire doit remplir avec loyauté.
Source : Gallica

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