Résumé

Gaubert,  Des Destitutions. [Par Gaubert… (1822)

“ Quand il y a lieu à destitution , le gouvernement retire la nomination; mais s'il la retire d'abord, la propriété tombe.
Que doit faire le gouvernement ? Punir l'individu coupable , c'est-à-dire lui ôter le droit d'exercer son état, mais en lui laissant préalablement la faculté d'en disposer. Autrement, le gouvernement, qui est essentiellement conservateur de la propriété, y porterait la plus grave atteinte, et la loi de 1816, loin de donner la sécurité qu'on a droit d'en attendre, ne serait qu'un piége tendu à la crédulité et à la bonne foi.
”
Source : Gallica

Gaubert,  Des Destitutions. [Par Gaubert… (1822)

“ S'il est dans l'essence du gouvernement de pouvoir retirer ce qu'il donne de son propre mouvement, cela n'est vrai que pour les emplois salariés par le gouvernement, et auxquels il nomme de sa pleine puissance et volonté. Il a bien donné les charges d'avoués parce qu'il ne pouvait les vendre, et qu'il fallait y pourvoir ; mais il ne pouvait nommer un individu sans le concours des tribunaux. Une fois l'institution donnée , la destitution ne pouvait être prononcée que de la même manière, c'est-à-dire avec le concours de ces mêmes tribunaux. ”
Source : Gallica

Gaubert,  Des Destitutions. [Par Gaubert… (1822)

“ Si un citoyen ne peut être positivement à l'abri d'une accusation calomnieuse, un ministre peut être trompé, et s'il faut punir un innocent parmi des coupables, il vaut mieux renoncer à punir.
Mais encore, les professions privées doivent être indépendantes. Un avoué, par exemple, doit souvent défendre le faible contre le fort; un simple particulier contre un grand fonctionnaire. L'on ne peut répondre d'avoir toujours pour dépositaire du pouvoir des hommes intègres et exempts de faiblesses.
”
Source : Gallica

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