Résumé

Mars 1848. Petit catéchisme républicain… (1848)

R. Le Montagnard est l'opposé, l'antagoniste, l'ennemi juré du Girondin, car quiconque aime la vertu doit abhorrer le crime. Le Montagnard est l'homme simple, naturel, qui cultive ses sentiments et sa raison; qui s'occupe sans cesse du bonheur d'autrui, qui fait la guerre aux oppresseurs de tous genres, qui ne transige jamais avec sa conscience, qui soulage les malheureux, qui ne reconnaît dans l'amour de la patrie que l'amour de l'humanité, et qui la sert de tout son pouvoir ; enfin c'est celui qui fait aux autres tout ce qu'il voudrait qu'on lui fît.
Source : Gallica

Mars 1848. Petit catéchisme républicain… (1848)

R. Le Girondin n'est pas seulement l'habitant de la Gironde. C'est celui dont toute la morale consiste en apparence ; qui tient plus à paraître qu'à être ; qui met l'honneur à la place de la probité; les convenances à la place de l'équité, de la justice, de l'humanité ; la raison à la place du sentiment ; qui remplace les bonnes gens par la bonne compagnie ; qui prend l'amour de la gloire et de la domination pour l'amour de la patrie et de ses semblables ; qui tantôt est fier et orgueilleux, tantôt lâche et rampant; qui désire des maîtres afin de n'avoir point d'égaux
Source : Gallica

Mars 1848. Petit catéchisme républicain… (1848)

La véritable civilisation est celle qui aurait pour but d'épurer les moeurs, de faire luire partout la vérité, chérir la vertu, aimer notre prochain, détester le vice et la mauvaise foi ; de faire cultiver les sentiments que la nature imprime en nous, et ramener les hommes égarés qu'une fausse route entraîne toujours dans un abîme de perversité et de mensonge
Source : Gallica

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