Girondin

Définition et enjeux

A. Chenou Eloge de Gensonné : discours de rentrée prononcé à l'ouverture des conférences de l'ordre des… (1865)

On distingue déjà, dans ce plaidoyer remarquable, le vrai caractère du talent du Girondin : il a le style net, formule des idées bien conçues; la diction soignée, la phrase bien faite, fruit des bonnes études littéraires; enfin, la discussion solide et bien nourrie, qui annonce et la rectitude du jugement et la connaissance sérieuse des affaires; il pose le principe et en déduit toutes les conséquences avec une logique et une lucidité parfaites
Source : Gallica

Henri Chauvot Le Barreau de Bordeaux de 1775 à 1815… (1856)

Le futur Girondin s'était déjà fait un nom par d'élégants et lumineux opuscules, lorsqu'il entra au barreau. Son caractère réfléchi, ses sentiments généreux lui assurèrent l'estime de ses confrères et des magistrats qui, de bonne heure, eurent confiance dans sa parole. Au Palais, c'est le moraliste sévère, le penseur hardi, le philosophe de la génération nouvelle. Jeune encore, il apparaît dans la société bordelaise comme l'un des chefs de cette bourgeoisie
qui, possédant le talent et la fortune, supportait avec peine les prérogatives parfois blessantes de la noblesse.
Source : Gallica

Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve Portraits de femmes (1886)

Le type girondin, qui se reproduit dans la jeunesse à chaque génération survenante, est ardent, aventureux, ouvert à la sympathie populaire, confiant sans mesure aux réformes rapides, à la puissance de la seule liberté et à la simplicité des moyens, ombrageux pour ses adversaires, jamais pour ses alliés, prompt et franc à s'irriter contre ce qui sent la marche couverte et le tortillage, déniant vite aux habiles qui entravent. sa route le sentiments et le coeur.
Source : Gallica

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